Ce n'est un secret pour personne que l'école burkinabè à l'instar de la plupart des systèmes éducatifs de l'Afrique francophone est à la croisée des chemins. D'ailleurs les médias évoquent quotidiennement les problèmes de violence, l'incivisme des élèves, le déficit d'infrastructures, les effectifs pléthoriques, la baisse générale du niveau tant des apprenants que des enseignants.
Toutefois, à côté de ce tableau sombre, il y a une autre réalité qui intéresse peu les journaux mais qui est lumineuse, porteuse d'espoir et de solution. Il y a en effet, des hommes et des femmes de bonne volonté qui travaillent dans l'ombre, posent des actes héroïques, innovent, se battent sans relâche pour que l'école offre ce qu'elle a de meilleur. Il est important de montrer ces combattants de l'ignorance.
Il y a aussi des réflexions qui se mènent au niveau local ou régional pour rendre l'école meilleure, l'éducation plus heureuse et faire de l'apprentissage, un gai savoir. Cet blog voudrait être une tribune pour ces penseurs qui veulent réformer l'école avec des idées nouvelles qui tiennent compte de nos réalités. Il s'agit de faire connaitre ces laboratoires d'idées où des penseurs se déprennent des reformes "prêt-à-porter" que le FMI et la Banque mondiale et pensent notre école de demain.
Ce blog se veut enfin un espace pour interroger les problématiques nouvelles qui traversent le champ de l'école et une agora de critiques constructives et de propositions pertinentes.
Dans le combat pour l'émergence du Burkina, la mère des batailles se mène et se gagne sur le champ de l'école. A bon entendeur, salut!
Dans le combat pour l'émergence du Burkina, la mère des batailles se mène et se gagne sur le champ de l'école. A bon entendeur, salut!
Merci Pablo, j'ai fait un tour sur votre blog. Intéressant.
RépondreSupprimerMerci pour cette présentation qui nous montre que les discours de nos politiques ne concordent pas avec la réalité du terrain. Je pense humblement que tous les politiciens et les hommes d'affaire de ce pays doivent être re-scolarisés. Une seconde scolarisation dont le seul objectif serait de leur faire comprendre l'importance de l'école pour la nation. Qu'ils abandonnent les discours populistes pour les actions concrètes. Si par exemple les députés s’engageaient à construire une école et un dispensaire par an, personne ne parlerait de leur salaire exorbitant. De même pour le président du Faso et ses ministres, les DG, les CT, les CM, les ambassadeurs... En plus des politiciens, je pense que les premiers acteurs de l'éducation, enseignants et encadreurs, doivent aimer ce qu'ils font. A force de nous lamenter devant les élèves et les étudiants sur notre misère, notre dégout, notre envie "d'aller nous chercher ailleurs", nous avons tué les vocations: aujourd'hui, rares sont les élèves et les étudiants dont le rêve est de devenir enseignant. Nous devons aimer et défendre ce que nous faisons à travers notre sérieux, notre civisme, notre compétence, notre ouverture. Mais hélas: nous voulons tous être comme l'autre, regarder les gens d'en haut. oh! mon Dieu! coupure de courant: pas de groupe relai, plus de réseau... c'est ça aussi la réalité!!!... Xavier
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